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samedi 3 janvier 2015

Pause

Elle est là, tasse timide, reflet dans le soleil, invite à sortir du sommeil.
Elle minaude, la finaude, elle frisonne, caresse d'une cuillère polissonne. Caresse rapide d'un employé pressé, caresse prolongée d'un distrait, caresse appuyée désirant s'imposer, caresse langoureuse d'une âme amoureuse!
Que de lèvres posées sur ces bords relevés; lèvres avides ou assoiffées, lèvres charnues ou ciselées, lèvres repues ou goulues, lèvres posées comme pour embrasser.
Nombre de regards y ont plongés; affleurements du matin, envolées vers le lointain, recherches de destin, lucarnes de lendemain.
Le temps marque un arrêt; un instant pour l'affairé, une éternité pour l’apaisé. Un silence s'épanouit et le calme s'en suit.
Aérienne et sereine, vol de fine mouche, comme du sol à la bouche, pour votre bonheur, c'est du fond de son cœur, qu'elle vous offre sa chaleur.
Partage d'une tasse de café; douces sensations, échanges d'émotions, complicités d'amitié, baisers par tasses interposées.

Petite madame distinguée, que diriez vous d'une tasse de café?

mercredi 27 février 2013

Naissances


De toutes ses cousines, elle est la première, bleue est son nom! Elle se révèle un beau jour d'hiver, un de ces jours qui fait aimer le frais, calme et ensoleillé! Un jour qui vous fait frisonner, un jour où les premiers rayons viennent vous caresser. Quelques jours de soleil vous émerveillent et sonnent le réveil! Puis vient Jaune la bien aimée, farouche et intimidée, osant à peine montrer son nez. Rouge est volontaire, imposante et très fière, à qui il ne faut pas la faire! Verte est posée et sensée, un peu perdue dans ses pensées. Enfin apparaît Blanche, immaculée dans sa naissance, fragile mais pleine d'aisance. Toutes bien nées, je n'ai de préférées, attentif à vous observer, je suis votre chevalier.
Adieu Hiver, bonjour Primevères!

lundi 18 février 2013

Si petits...


Ils s'interrogent sur un ruisseau desséché, ils s'étonnent d'un galet surfacé, ils s'émerveillent d'une colline élancée, ils affabulent sur une tache prononcée...
Leurs petits robots me picotent, m'asticotent, me chatouillent, indiscrets, dans mon passé ils fouillent, découvrant bien peu de vérités, bien éloignées de la réalité!
Il y avait du bleu, du vert, du coloré! Le bleu d'une onde pure, le vert d'une mousse tendre, le coloré d'insectes variés!
Est venu le temps du vent, du terrible vent, celui, qui se levant, chassant mon atmosphère, changeât des millénaires en des instants bien éphémères...
Ne soyez pas chagrinés, là où naguère étaient des guerres, en devenant poussières nous devînmes solidaires! les querelles qui agressent se transformèrent en sagesse!
Depuis je voyage en bonne compagnie; mes compagnons d'élite, mes deux fidèles satellites...
Nous, Phobos, Déimos, Mars la rouge, regardons par instants, avec amusement, notre sœur la bleue, frayer son chemin chaotique dans l'espace indécis des évolutions ethniques, techniques et climatiques ! 
Ah! Si ils savaient! Mais veulent-ils vraiment savoir?


lundi 10 septembre 2012

L'oreiller


Oreiller,
Tu es, en toute discrétion, le berceau de nos émotions.
Tu es le coussin douillet, recueil de nos pensées cachées, nos idées débridées, nos rêves inavoués.
Tu es le complice de nos étreintes émerveillées, nos caresses insensées, nos baisers échangés.
Tu es le gardien de la forme imprimée par une tête aimée
Tu es la mémoire de ce parfum déposé par un être adoré
Tu es son souvenir dans ma pensée gravé
Tu es, en son absence, une douceur enlacée
Tu es, oreiller, compagnon digne de mon amitié

jeudi 30 août 2012

Le jouet


Le garçon regardait le jouet
La fille regardait le jouet
Le garçon touchait le jouet
La fille touchait le jouet
Le garçon regardait la fille
La fille regardait le garçon
Le garçon touchait la fille
La fille touchait le garçon
Le jouet avait disparu

Ils ne jouaient plus!